grand jardin de collectionneur comportant un salon de verdure, un verger, un bois, une collection d'hortensias, une mare dans une prairie arborée.
Aucun sol n'est parfait. Cultiver un potager réclame une attention réfléchie. Chaque plante potagère ayant des besoins différents, rotation des cultures et amendement sont essentiels. La pomme de terre affectionne une terre un peu acide, le chou préfère la tendance calcaire. Le poireau ne se plaint pas d'une terre argileuse, l'ail y risque sa vie. Les plantes à bulbes acceptent une terre pauvre, les cucurbitacées y végètent. Bien connaître sa terre, c'est observer les carences s'y manifestant ou l'analyser (kit en jardinerie). En terre plus ou moins acide, tendre vers l'idéal, au potager, serait d'aboutir à un sol neutre (ni acide ni alcalin) où tous les légumes peuvent trouver leur compte. Amendons le sol, corrigeons-le et restituons-lui les nutriments que les cultures lui prennent. Amender c'est améliorer la composition physique, chimique et biologique du sol. Par des minéraux, contre l'acidité excessive : la chaux, la cendre de bois, la dolomie, la poudre de coquille d'œuf (passer les coquilles au moulin à café pour les pulvériser). Par des éléments organiques: fumier, compost, paillages. Pour l'alléger: du sable de rivière ou de terre qui ne soit pas trop fin pour empêcher l'effet "béton". Les carences se traitent par l'apport d'azote (N) pour les légumes feuilles, de phosphore (P) pour les légumes fruits, de potassium (K) pour la résistance et une bonne régulation de la croissance. Le potassium s'assimilant difficilement en terre acide il faut réduire cette acidité comme indiqué plus haut. La consoude et la cendre de bois sont de bonnes pourvoyeuses en potasse: les tomates adorent.
Un bel outil pour l'aide à l'amendement: le lombricomposteur. A utiliser en petit jardin et dans les pots. Les vers (Eisenia) dévorent les déchets ménagers sans que cela ne dégage d'odeurs désagréables et fabriquent compost et jus d'une grande richesse qui feront le régal des végétaux.